Invisibilité

Un jour, ou plutôt un soir, j’étais à une super soirée chez une amie. Je ne connaissais pas grand monde et avais à coeur d’être apprécié de tous. J’ai, soudain, aperçu une paire de chaussures, un peu à l’écart, dans une configuration qui pouvait laisser croire qu’elles étaient aux pieds de quelqu’un. Je me suis alors écrié « Il est pas très sociable l’homme invisible ! » Hilarité générale. Félicitations des uns et des autres. Je crois même avoir entendu quelques variantes de ma blague au cours de la soirée. C’était vraiment très drôle. Enfin, il fallait y être.

Embarras

Un jour (c’était hier en vérité), alors que je sortais du métro, j’ai croisé un type en pleine discussion avec une jeune femme. Je n’avais aucune idée de ce qu’ils pouvaient bien se dire mais lorsque je me suis approché d’eux (ils étaient sur mon chemin) le type a dit hyper fort « Bon et sinon ça va ? » comme s’ils venaient de débuter leur conversation. En réalité, le type avait du poser une question embarassante (sur la mort d’un proche par exemple) à la jeune femme et avait tenté, désespérement, de faire bonne figure suite à sa bourde. C’était vraiment drôle. Enfin, il fallait y être.

Pique nique

Un jour, j’ai décidé de préparer des oeufs durs. J’avais un pique nique et je me disais que des oeufs durs, ça faisait bien dans le décor. J’ai fait cuire mes oeufs mais, manifestement, pas assez longtemps. Alors que je déjeunais paisiblement, et après avoir dégusté quelques tranches d’un délicieux saucisson, je me suis résolu à passer aux oeufs. J’ai brisé la coquille sur la tête d’une amie car je trouve ça rigolo mais l’oeuf était à peine mollet. Il lui a donc complètement dégouliné sur le cuir chevelu. C’était vraiment très drôle. Enfin, il fallait y être.

Métro

Un jour, j’étais dans le métro avec un ami. Il y avait beaucoup de monde et nous étions serrés comme des sardines. Mon ami a alors crié « Terminus, tout le monde descend ! » en imitant une voix de conducteur de métro (celui de la ligne 2). Les gens n’y ont pas cru, mais bon, c’était vraiment très drôle. Enfin, il fallait y être.

Peinture

Un jour, j’ai croisé un type qui peignait les volets de sa maison. Ne pouvant les atteindre par sa seule taille, il se tenait en haut d’un escabeau, s’accroupissant, de temps à autre, pour tremper son pinceau dans le pot de peinture. Il perdit l’équilibre et dans sa dégringolade fit basculer l’escabeau, ce qui entraîna la chute du pot de peinture sur sa tête. C’était vraiment très drôle. Enfin, il fallait y être.